Τετάρτη, 18 Ιουλίου 2012


La Grèce doit se mobiliser face à ses néonazis

AFP
Mis en ligne le 15/07/2012
Les agressions contre les migrants et réfugiés "sont liées au discours raciste diffusé par Aube Dorée (...)"
La Grèce doit examiner la légalité de la formation néonazie Aube dorée et lutter contre la banalisation des discours et actes xénophobes, a plaidé le Commissaire européen aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe dans un entretien publié dimanche par To Vima.
Annonçant une visite prochaine centrée sur la multiplication des violences xénophobes dans le pays, le Commissaire, Nils Muiznieks, souligne que nombre des cas rapportés à ses services "mettent en cause des membres d'Aube dorée" (Chryssi Avghi), dont 18 députés ont fait irruption au parlement, avec 7% des voix, à l'issue des dernières législatives du 16 juin.
Cette formation "est plus ouvertement extrémiste et nazie dans ses opinions que n'importe quel autre parti en Europe", s'inquiète-t-il auprès de l'hebdomadaire de centre gauche To Vima.
En matière de légalité, "la question se pose de savoir si Aube dorée sert le libre fonctionnement du régime démocratique", s'interroge-t-il, en invoquant la constitution grecque, qui assigne aux partis politiques de servir le régime démocratique.
Les agressions contre les migrants et réfugiés "sont liées au discours raciste diffusé par Aube Dorée (...) le danger le plus important est que ce discours et ces attaques soient considérés comme des phénomènes +normaux+ (...) donnant le sentiment à leurs auteurs qu'ils jouissent du soutien de la société", met-il aussi en garde.
Il réclame "une enquête minutieuse sur les éventuelles collusions entre Aube dorée et la police", considérées comme avérées en Grèce et dénoncées en 2009 par le ministre alors responsable des forces de l'ordre, Mihalis Chryssohoïdis. Dans un rapport-réquisitoire intitulé "la haine dans les rues", l'ONG de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch avait déjà demandé mardi des "mesures immédiates" à Athènes contre la propagation de la violence xénophobe, dénonçant "l'inaction policière" mais aussi l'inertie judiciaire et politique qui garantissent jusque-là son impunité.

Παρασκευή, 1 Ιουνίου 2012

Catastroika- La Grèce, rat de laboratoire de l΄Europe?


Source : catastroika.com
L΄EXPRESS: le film militant sur les ravages des privatisations
Publiez a L΄Express 28/04/2012Ce documentaire, visible gratuitement sur Internet, revient sur les effets des privatisations dans plusieurs pays développés et sur ce qui attend la Grèce. Aris Chatzistefanou et Katerina Kitidi, les créateurs de Debtocracy, un documentaire sur l΄histoire de la dette grecque vu par des millions d΄internautes à travers le monde, viennent de sortir, jeudi 26 avril, leur nouvelle production: Catastroika, un film co-produit par le public, et qui peut être visionné gratuitement sur Internet.
Le documentaire, présenté par ses réalisateurs comme une source alternative d΄information, revient sur les effets des privatisations dans plusieurs pays développés et sur ce qui attend la Grèce. Le pays est, en effet, sommé par la Troika (BCE/UE/FMI) de lancer un programme de privatisations afin d΄alléger le poids énorme de sa dette. Les parts détenues par l΄Etat dans les compagnies des eaux (Eydap-Eyath), pétrolière (Helpe), des Jeux (Opap), du groupe gazier (Depa) ont déjà commencé à être cédées à des groupes privés.
Le processus de privatisation est décortiqué par les journalistes. Selon eux, tout commence par une attaque du gouvernement et des médias contre les fonctionnaires, accusés de tous les déboires financiers du pays. Ensuite, les organismes publics sont volontairement laissés à l΄abandon par l΄Etat. Qui, enfin, vend ces entreprises publiques à un prix sous-évalué.
En Russie post-soviétique, en Allemagne de l΄Est lors de la réunification, en Grande-Bretagne sous Margaret Thatcher, cette “méthode” a conduit à l΄explosion du chômage et à une baisse de la qualité des services proposés.
La Grèce, rat de laboratoire de l΄Europe?
Interrogé dans le documentaire, Naomi Klein, journaliste canadienne, auteure de “la stratégie du choc” estime, quant à elle, que “ces politiques de libéralisation de l΄économie ne sont pas liées à la démocratie. C΄est des politiques qui ont été menées initialement par des dictatures”, notamment par Augusto Pinochet au Chili. Dès lors, la thèse défendu dans le film est que la crise financière nuit gravement à la démocratie.
Le philosophe Slavoj Zizek, lui, soutient que la Grèce est utilisée comme un rat de laboratoire pour le reste de l΄Europe dans les domaines financier et politique. Un nouveau type de gouvernement d΄apparence démocratique, mais en réalité autoritaire, est testé en Grèce. Les politiciens soumis aux puissances financières mettent en place des mesures catastrophiques pour les peuples et brident leur capacité à se soulever. Luis Sepulveda et Ken Loach interviennent aussi dans le documentaire.
D΄après les auteurs du film, le manque de volonté politique contribue à la destruction des services publics. Car, les privatisations répondent moins à des exigences économiques qu΄à des positionnements idéologiques. Ainsi, rappellent-ils, la gestion de l΄eau, à Paris, avait été confiée sous Jacques Chirac à un duopole, Suez et Veolia. Au changement de majorité à la mairie en 2001, la gestion est redevenue publique et les prix ont baissé.
Le message final adressé au peuple grec par les intervenants: “Résistez”!
http://nouvelleshorslesmurs.wordpress.com/2012/05/29/catastroika/

Κυριακή, 6 Μαΐου 2012

Grèce : pourquoi un parti néonazi pourrait entrer au Parlement


Les élections législatives anticipées de dimanche 6 mai pourraient voir l'arrivée d'un parti néo-nazi au Parlement.
Ce dimanche 6 mai, des millions de Français se rendront aux urnes, comme leurs semblables grecs. Eclipsées par l'actualité politique française, les élections législatives anticipées grecques s'annoncent pourtant comme le marqueur d'une vie politique bouleversée : dans un pays où près d'un jeune sur deux est au chômage, où la cure d'austérité imposée est sans précédent, les deux grands partis historiques pourraient s'effondrer et surtout un petit parti néonazi, faire son entrée au Parlement. Une première, depuis la chute de la dictature et le retour à la démocratie en 1974.
"Chrisi avgi", ou "Aube dorée", a longtemps été considéré comme un groupuscule néonazi marginal. Créé dans les années 1980, ce parti est aujourd'hui crédité de 5 % des voix dans les sondages, au-dessus des 3 % nécessaires pour être représenté au Parlement. Ostensiblement anti-immigrés, le parti critique la politique d'austérité et dénonce la "domination" de l'Allemagne en Europe.
Sur son site Internet, on peut lire les grandes lignes de son programme : nationalisation des banques ayant reçu une aide de l'Etat, réexamen de la dette, arrestation immédiate et expulsion de tous les immigrés illégaux, surveillance spéciale des frontières grecques avec les forces spéciales de l'armée et mise en place de mines antipersonnel. "C'est un parti fascisant qui exprime les tendancesles plus extrêmes", résume Georges Prevelakis, professeur de géopolitique spécialiste de la Grèce.
Il se distingue en cela d'un autre parti d'extrême droite historique, LAOS, parti électoral classique qui a participé au gouvernement de coalition, décevant ses partisans et nourrissant les transfuges de voix vers Aube dorée.
Au cœur de l'identité du parti néonazi : la rhétorique anti-immigration et xénophobe."La Grèce aux Grecs", annonce une de leurs affiches. Le parti multiplie les références néonazies. En 2010, son leader avait obtenu un siège au conseil de la ville lors des élections municipales à Athènes. Il est filmé en 2011, en train de faire le salut nazi en plein conseil municipal, comme ses partisans lors des meetings."Aube dorée est organisé en escadrons qui se spécialisent dans les attaques physiques d'immigrés et de militants de gauche", explique Sthatis Kouvelakis, professeur de philosophie politique au King's College, à Londres. Le 23 mai, deux personnes proches du parti doivent être jugées pour des agressions à l'arme blanche contre des immigrés.
Alors que les deux grands partis traditionnels n'ont pas mené une campagne de terrain en vue des législatives, Aube dorée a multiplié ses actions auprès de la population.
"DE MÈCHE AVEC LA POLICE"
Le parti capitalise sur la crise économique, "le traumatisme, l'humiliation et le sentiment d'exaspération nationale", poursuit le chercheur. Dans ce contexte, les immigrés deviennent une cible. "Tous les jours, je vois des habitants qui insultent les immigrés, leur disant qu'il faut quitter la Grèce, qu'il n'y a pas de travail pour eux", témoigne Amarylis Logothetis, doctorante en histoire contemporaine, qui réside dans un quartier populaire d'Athènes. "Armés de barres de fer, les militants d'Aube dorée imposent leur loi dans certains quartiers d'Athènes où il y a une forte concentration d'immigrés, (...) ils sont de mèche avec la police", considère Stathis Kouvelakis.
"En Grèce, on compte 9 millions de nationaux et 1,4 million de d'étrangers, légaux et illégaux, ceci dans un pays où rien n'est fait pour l'accueil de ces gens piégés sur place, c'est une véritable cocotte minute", analyse le professeur. "La Grèce était la porte d'entrée en Europe pour neuf immigrants sur dix en 2010", souligne Athens News. Athènes a d'ailleurs commencé à construire une clôture en fils barbelés pour endiguer l'immigration illégale à sa frontière avec la Turquie,rapporte Euranet, qui précise que "l'année dernière, 55 000 migrants ont été arrêtés en Grèce après avoir traversé le fleuve Evros, soit 8 000 de plus qu'en 2010".
Lors d'une campagne marquée par l'absence sur le terrain des deux grands partis, Aube dorée a su s'imposer auprès des habitants. "C'est une stratégie d'encadrement assez classique des populations fragiles", estime Georges Prevelakis. "Dans les quartiers où il y a de nombreux immigrés et une perception de criminalité, ils proposent leurs services aux personnes âgées, les accompagnant à la banque par exemple", poursuit le spécialiste. "Dans les quartiers populaires d'Athènes, Aube dorée s'est doucement construit l'image d'un groupe chaleureux, sur lequel on peut compter parmi les Grecs durement touchés par la crise que le gouvernement n'a pas aidé", analyse Athens News.
ÉCLATEMENT DU PAYSAGE POLITIQUE GREC
Alors que la Grèce subit sa période de récession la plus violente depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le thème de l'immigration irrigue tous les partis, devançant les questions économiques. "Le parti socialiste PASOK et le parti conservateur Nouvelle démocratie mènent des campagnes xénophobes",considère la journaliste de Kathimerini Xenia Kounalaki sur le Spiegel Online,rappelant la volonté du parti conservateur d'abroger le droit du sol et les récentes déclarations d'un ministre du PASOK annonçant des "opérations de nettoyage". A quelques jours des élections, un centre de détention pour étrangers a été ouvert près d'Athènes, créant la polémique.
Dans ce contexte, la montée d'Aube dorée témoigne de l'éclatement du paysage politique grec. Vainqueur des élections de 2009 avec 44 % des voix, le PASOK parti s'apprête à chuter à moins de 20 % des voix, contre environ 25 % pour la Nouvelle démocratie. Ce sont ces deux partis, qui, dans un gouvernement de coalition et sous l'impulsion de la troïka, ont mis en place une politique d'austérité.
Nuancé, George Prevelakis estime qu'Aube dorée ne peut "pas durer très longtemps". "Le parti peut gagner des voix en s'en prenant aux étrangers, mais quand il devra s'exprimer au Parlement ou lors d'émissions télévisées, on découvrira sa faiblesse". Pour Stathis Kouvelakis en revanche, le pays vit une"situation cauchemardesque". "On peut voir que la Grèce ressemble de plus en plus à la République de Weimar", alerte le chercheur qui craint une "droitisation"de la vie politique grecque avec le glissement vers un discours de plus en plus anti-immigrés.
Dans l'immédiat, l'entrée du petit parti néonazi pourrait davantage désorganiser la vie politique grecque. "Cela peut entraîner la gauche parlementaire dans des luttes internes sans précédent (...) et peut gêner le calendrier politique, à un moment où la Grèce ne peut pas se le permettre", prédit George Georgakopoulos, journaliste de Kathimerini.

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Τρίτη, 3 Απριλίου 2012

Greece plans sweep of migrants and asylum-seekers


Many asylum-seekers are afraid to leave their homes for fear of arrest

Many asylum-seekers are afraid to leave their homes for fear of arrest

© AFP/Getty Images


A plan to round up and detain irregular migrants and asylum-seekers in Greece, including those suspected of carrying infectious diseases such as HIV, has been called "deeply alarming" by Amnesty International.

Those considered vulnerable to such diseases, based on their country of origin, poor living conditions, occupation as sex workers or their drug use, will be targeted.

"These deeply alarming measures specifically target the most vulnerable people based on discriminatory criteria," said Jezerca Tigani of Amnesty International.

"The Greek authorities must withdraw such measures immediately, which will only exacerbate the stigmatization of migrants and asylum-seekers in the country."

The Greek authorities recently announced plans to establish a series of immigration detention centres where irregular migrants arrested in sweep operations in Athens will be held for deportation.

"Immigration-related detention is used only a last resort, and arresting irregular migrants without seeking any alternative measures violates Greece’s international obligations," said Jezerca Tigani.

"It is especially concerning that those eligible for international protection also face being detained. Migrants and asylum-seekers are not criminals and should not be treated as such."

There are no appropriate facilities at Greece's borders for the identification of those in need of international protection, such as victims of torture and unaccompanied or separated asylum-seeking children.

The authorities have pledged to arrest those not carrying immigration papers, but Amnesty International has learned of severe difficulties for those attempting to apply for asylum.

Many asylum-seekers living in the capital Athens are afraid to leave their homes for fear of arrest or violence.

One asylum-seeker told Amnesty International: “I come every Saturday (to submit an asylum application) but nothing happens. Last week, they took no applications. I have no papers. (The police) see me on the road with a dark colour and ask if I have papers. I do not have any and then they arrest me. It is a big problem. Those who do not have papers are detained. I stay at home and sleep…"

Amnesty International understands that migrants and asylum-seekers diagnosed with an infectious disease will be transferred to special hospital units for treatment under police guard.

Another measure requires migrants to have a health certificate in order to be allowed to work.

Many migrants and asylum-seekers live in Greece live in squalid conditions due to the country's ineffective asylum system, while detention conditions in many immigration centres amount to inhuman and degrading treatment.

http://www.amnesty.org/

Δευτέρα, 26 Μαρτίου 2012

Le service de santé grec face à des réductions catastrophiques

Par nos correspondants

19 mars 2012

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Le parlement grec a adopté le 1er mars des réductions massives dans le service de santé public.

La réduction d’un milliard d’euros des dépenses de santé était la dernière loi intérieure requise en vertu de la liste de « mesures préalables » imposées par l’Union européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne pour permettre à la Grèce d’obtenir le second prêt de 130 milliards d’euros.

Ces mesures comprennent l’allongement des horaires d’ouverture des pharmacies, la réduction des dépenses de médicaments par les fonds de pension publics et une législation qui rend obligatoire la prescription de médicaments génériques.

A l’intérieur de l’hôpital de la Croix Rouge à Athènes

Les coupes ont entraîné de vastes protestations de la part du personnel hospitalier. La veille du vote, les travailleurs des hôpitaux publics avaient organisé une grève de 24 heures. On a vu dans tout Athènes, avant le vote, une affiche collée devant les pharmacies et sur laquelle le ministre de la Santé, Andreas Loverdos, était présenté comme un fossoyeur.

Les avancées sociales obtenues au cours de plusieurs décennies ont été anéanties du jour au lendemain. Commentant les réductions, le journalAthens News a déclaré, « La priorité du gouvernement, qui dépense quelque 25 milliards d’euros par an pour la santé, grosso modo 10 pour cent de son PIB, est de contrôler un système public de santé gonflé. »

Ces dernières réductions viennent s’ajouter aux souffrances qui affligent d’ores et déjà des millions de gens suite aux attaques déjà perpétrées par le précédent gouvernement PASOK en 2009.

En octobre dernier, le World Socialist Web Site signalait [article en anglais uniquement] une étude publiée par la revue médicale The Lancet, intitulée « Santé publique : la crise financière, une tragédie grecque. »

En raison des réductions budgétaires, 40 pour cent de la population grecque sont obligés de se passer de services médicaux. Un phénomène sans précédent dans l’Union européenne qui a fait que des organisations non gouvernementales telles Médecins du Monde procurent des services médicaux courants à la population.

Le président de la section grecque de Médecins du Monde, Nikitis Kanakis, a décrit la situation comme étant « une crise humanitaire qui continue de s’aggraver. »

Une équipe de reporters du World Socialist Web Site a parlé cette semaine aux travailleurs hospitaliers. Au service de chirurgie de l’hôpital de la Croix Rouge à Athènes, dans le quartier d’Ambelokipi, le personnel a expliqué que la crise économique avait eu pour conséquence une pénurie de matériel. Les travailleurs de la santé craignent que des projets soient en train d’être élaborés qui résulteraient dans la privatisation de l’hôpital alors même que la majorité des gens n'ont pas les moyens d'avoir accès à des soins médicaux privés. Un hôpital attenant a déjà été privatisé et ses employés sont maintenant rémunérés différemment et ont des contrats différents de ceux du personnel de la Croix Rouge d’Athènes.

Maria travaille à l’hôpital depuis 22 ans et supervise le service de chirurgie. Elle a dit, « Il y a eu pas mal de baisses de salaires. Avec la prime que je reçois et avec 22 ans de service, mes revenus se situent maintenant à 1.200 euros par mois. En raison des réductions, c’est 500 euros de moins que ce que je percevais avant. Ici, la plupart des travailleurs ne gagnent qu’entre 500 et 700 euros par mois »

Une grand nombre d’infirmières employées à l’hôpital sont issues de centres de formation professionnelle et n’ont pas de diplôme universitaire. Maria a expliqué que la plupart de ces dernières ne gagnaient maintenant pas plus de 640 euros, soit entre 300 et 400 euros de moins que ce qu’elles gagnaient avant.

Les infirmières travaillent 40 heures ou plus par semaine. Si les infirmières travaillent de nuit, la rémunération supplémentaire n’est que de 10 euros par équipe de nuit. « Une infirmière a travaillé huit nuits en décembre et n’a gagné que 90 euros de plus, » a dit Maria.

Le manque de personnel a conduit à une situation où seules deux infirmières travaillent de nuit et sont responsables d'une quarantaine de patients à l’hôpital. Maria nous a dit qu’elle s’attendait à de nouvelles suppressions de postes à l’avenir.

Demny a expliqué, « Lorsque j’ai débuté comme infirmière il y a deux ans, je gagnais 980 euros. Maintenant, en raison des réductions de salaire, je ne perçois plus que 560 euros et j’ai une petite fille à charge. »

Un phénomène croissant en Grèce est le fait que des enfants sont obligés de se faire aider matériellement par leurs parents alors que ces derniers éprouvent eux-mêmes des difficultés à joindre les deux bouts. Demny a expliqué qu’elle se sentait humiliée parce qu’elle n’était plus en mesure de pourvoir à ses besoins et qu’elle avait dû envoyer sa fille vivre chez ses parents. « A une époque j’envoyais de l’argent à mes parents pour les aider et maintenant c’est eux qui m’envoient de l’argent, » a-t-elle dit.

Demny a dû réduire toutes ses dépenses ordinaires vu que le loyer de son appartement coûte à lui seul plus de 300 euros par mois. « Il ne me reste même pas 40 ou 50 euros à la fin du mois et je ne pense que cela va s’améliorer. Je pense que ça va s’empirer, » a-t-elle dit.

Malgré cette situation, Demny ne veut pas quitter son emploi parce que le chômage est tellement élevé et qu’elle bénéficie encore du statut de fonctionnaire.

A la question de savoir si elle avait un message à faire passer aux lecteurs du World Socialist Web Site Maria a dit, « Je souhaite que la situation en Grèce n’arrive pas aux autres travailleurs en Europe. »














On voit les effets terribles de la calamité sociale qui s’est abattue sur la Grèce dans l'état grave, entre la vie et la mort, des patients qui viennent pour se faire soigner à l’hôpital a dit Vissaria, doctoresse qui travaille depuis un an à la Croix Rouge. « Nous nous trouvons maintenant dans une situation en Grèce où les gens viennent aux urgences des hôpitaux lorsqu’ils sont à deux doigts de la mort. »

« Ce que je veux dire, c’est qu’ils ne vont pas voir un médecin privé à cause des frais. Maintenant, ils ne vont voir un médecin que quand ils sont sérieusement malades. Lorsqu’ils ont quelque chose qu’ils jugent bénin, ils ne vont pas voir un médecin privé. En Grèce si vous allez chez un médecin privé vous devez débourser 40 euros par visite. Et donc, quand elles viennent ici certaines personnes sont dans un état très, très grave.

« Il y a des gens qui viennent ici qui ont perdu leur emploi, des gens qui n’ont pas mangé depuis longtemps, des gens qui sont seuls et malades et qui ne peuvent recevoir d’aide de nulle part. Nous avons des personnes âgées qui ont des enfants mais les enfants n’ont maintenant plus l’argent pour soutenir leurs parents et leurs procurer des soins de santé.

« Nous avons beaucoup de problèmes ici. Nous avons de moins en moins de matériel médical. Nos salaires sont beaucoup plus bas qu’avant. Mon salaire a été réduit de 300 euros par mois. Nous avons dû tout restreindre. Nous arrivons à payer nos factures mais il n’y a plus d’argent pour rien d’autre. »

(Article original paru le 15 mars 2012)

http://www.wsws.org/francais/News/2012/mar2012/grec-m19.shtml

Save the Greek People from their Saviours !

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At a time when one in two young Greeks is unemployed, when 25,000 homeless wander in the streets of Athens, when 30% of the population has fallen under the poverty line, when thousands of families are forced to give up their children for fear of them dying from hunger or cold, when the new poor and refugees fight over garbage in landfills, the “saviours” of Greece, under the pretext that the Greeks “haven’t done enough yet,” have imposed a new bailout program that will double the lethal dose. A program that abolishes labour laws and reduces the poor to extreme misery, all while eliminating the middle classes from the scene.

The goal cannot be to “rescue” Greece : on this point all economists worthy of the name agree. They are buying time to save creditors while leading the country to deferred bankruptcy. But above all, Greece, with the active collaboration of its ruling class, is being made into a laboratory for social change that afterwards will be exported throughout all Europe. The model being tested on the Greeks is that of a society without public services, where schools, hospitals and clinics fall into ruin, where healthcare becomes the privilege of the rich, where vulnerable populations are doomed to a programmed elimination, and where those still employed are condemned to the extreme forms of pauperization and precariousness.

But in order for this neoliberal offensive to achieve its ends, it must establish a system that “economizes” on the most basic democratic rights. Under the banner of saviours, we are now witnessing in Europe the rise of a government of technocrats who pay no heed to popular sovereignty. This is a turning point in parliamentary systems, where the “representatives of the people” give carte blanche to experts and bankers, abdicating their own decision-making power. A kind of parliamentary coup d’état, which also makes use of a powerful repressive apparatus in the face of popular protests. Once the deputies have ratified the convention dictated by the troika (the European Union, the European Central Bank and the International Monetary Fund), in diametrical opposition to the mandate they received, a power without democratic legitimacy will have dictated the future of the country for the next thirty or forty years.

Meanwhile the EU is preparing to establish an escrow account that will dispense aid to Greece uniquely in order to service its debt. The revenues of the country should be consecrated with “absolute priority” to the repayment of its creditors, and, if necessary, paid directly to the account managed by the European Union. The agreement stipulates that any new bonds shall be governed by English law, and involve material guarantees ; disputes will be adjudicated by the courts of Luxembourg, and Greece waives in advance any right of appeal against claims determined by its creditors. To complete this picture, privatizations are assigned to a fund managed by the troika, in which shall be deposited the titles to public goods. In short : widespread looting, the trademark of financial capitalism which is offered here a stunning institutional sanctification. To the extent that sellers and buyers sit on the same side of the table, we have little doubt that this business of privatization will be a real feast for the takers, whether Greeks or foreigners…

All the measures taken so far have only dug the Greeks deeper into debt and, with the help of rescuers who lend at exorbitant rates, the sovereign debt has today literally exploded, approaching 170% of GDP and rising, while in 2009 it represented no more than 120%. It is likely that the slew of rescue plans—each one presented as the “ultimate”—had no other purpose than to further weaken the position of Greece so that, deprived of any opportunity to itself propose the terms of a restructuring, it is reduced to capitulating to its creditors under the blackmail of “disaster or austerity.”

The artificial and coercive worsening of the debt problem has been used as a weapon to assault an entire society. Our words are here chosen carefully : if we use military terms, it is because what is happening is indeed a war conducted by means of finance, politics and law, a class war against society as a whole. And the booty that the financial class must seize from the “enemy” is social gains and democratic rights, and ultimately the very possibility of a human life. The lives of those who do not consume or produce enough with regard to profit maximization strategies should no longer be preserved.

Thus, the weakness of a country caught between limitless speculation and devastating bailout programs, becomes the backdoor through which emerges a new social model conforming to the dictates of neoliberal fundamentalism. A model for all of Europe and perhaps beyond. This is what is really at stake, and that is why the defense of the Greek people cannot be reduced to a gesture of solidarity or abstract humanity : the future of democracy and the fate of European peoples hangs in the balance. Everywhere the “pressing necessity” of a “painful but salutary” austerity is presented as the only way to escape a fate like the Greeks, while leading us straight there.

In the face of this attack against society, and before the destruction of the last pockets of democracy, we call on our fellow citizens, our French and European friends to speak up loudly and clearly. We must not allow experts and politicians to monopolize the discourse. Can we remain indifferent before the fact that at the demand of German and French leaders Greece is now banned from elections ? The stigmatization and the systematic denigration of a European people—does this not deserve a response ? Is it possible not to raise one’s voice against the institutional assassination of the Greek people ? And can we remain silent before the coercive installation of a system that outlaws the very idea of social solidarity ?

We are at the point of no return. It is urgent to fight the battle of numbers and the war of words to counter the ultra-liberal rhetoric of fear and misinformation. There is an urgent need to deconstruct the morality tales that obscure the actual processes at work in society. And it has become more than urgent to demystify the racist insistence on the “specificity of the Greeks” that makes the supposedly national character of a people (lazy and cunning at turns) the root cause of a crisis that in reality is global. What matters today are not particularities, real or imagined, but what is common : the fate of a people that will affect all others.

Numerous technical solutions have been proposed to overcome the alternative “either the destruction of society or else bankruptcy” (which effectively means, as we see today, “destruction and bankruptcy”). All must be brought to the table as elements of reflection for the construction of another Europe. But first we must denounce the crime, and bring to light the deplorable situation in which the Greek people find themselves thanks to “rescue packages” designed by and for speculators and creditors. At a time when a movement of support is being forged around the world, when the Internet buzzes with initiatives of solidarity, will French intellectuals be the last to raise their voices for Greece ? Without further delay, we must multiply articles, media interventions, debates, petitions, demonstrations. All initiatives are welcome, all initiatives are urgent.

As for us, this is what we propose : to form as quickly as possible a European Committee of intellectuals and artists in solidarity with the Greek people who resist. If not us, who ? If not now, when ?

Vicky Skoumbi, Editor-in-Chief of the journal “αληthεια” , Athens, Michel Surya, director of the journal “Lignes”, Paris, Dimitris Vergetis, director of the journal “αληthεια”, Athens.

And : Diamanti Anagnostopoulou, Enzo Apicella, Albena Azmanova, Daniel Alvara,Alain Badiou, Jean-Christophe Bailly, Etienne Balibar, Fernanda Bernardo, David Berry, Sylvie Blocher, Laura Boella, Carlo Bordini, Roberto Bugliani, Daniela Calabro, Claude Cambon, Maria Elena Carosella, Barbara Cassin, Bruno Clément, Danielle Cohen-Levinas, Christiane Cohendy, Yannick Courtel, Martin Crowely, Rolf Czeskleba-Dupont, Michel Deguy, Michel Didelot, Didier Deleule, Claire Denis, Georges Didi-Huberman, Costas Douzinas, Riccardo Drachi-Lorenz, Marie Ducaté, Leili Echghi, Roberto Esposito, Camille Fallen, Celine Flecheux, Chiara Frugoni, Ivetta Fuhrmann, Enzo Gallori, Jean-Marie Gleize, Francesca Isidori, Clio Karabelias, Jason Karaïndros, Stathis Kouvelakis, Pierre-Philippe Jandin, Jeremy Leaman, Jérôme Lèbre, Marie-Magdeleine Lessana, Jacques Lezra, Gianna Licchetta, Marco Mamone Capria Jean-Clet Martin, Pr. Jobst Meyer, Pierre Murat, Jean-Luc Nancy, Maurizio Neri, Gloria Origgi, Marco Palladini, Timothy Perkins, Matthaios Petrosino, Nicola Predieri, Stefano Pippa, Philippe Rahme, Jacques Rancière, Haris Raptis, Judith Revel, Elisabeth Rigal, Franco Romanò, Avital Ronell, Jacob Rogozinski, Alessandro Russo, Hugo Santiago, Ingo Schmidt, Beppe Sebaste, Giacomo Sferlazzo, Amalia Signorelli, Michèle Sinapi, Maria Giulia Soru, Benjamin Swaim, Bruno Tackels, Enzo Traverso, Gilberte Tsaï, Frieder Otto Wolf
http://www.editions-lignes.com/Save-The-Greek-People.html

To sign the petition, please fulfil the form at the bottom of this page

Κυριακή, 25 Μαρτίου 2012

Grèce :”On ne doit rien ! On ne vend rien ! On ne paie rien !”


Reportage en Grèce avec une délégation solidaire internationale.
Tourné les 28 et 29 Février 2012.

Source : Les mutins de Pangée

Greece: A national holiday without the nation


Greek authorities didn't allow the public to attend the military parade for the Greek Independence Day out of fear that the event will turn into another anti-austerity demonstration.

in Politics, on the 25th of March 2012

Greek authorities didn't allow the public to attend the military parade for the Greek Independence Day out of fear that the event will turn into another anti-austerity demonstration.

ID: 1123904