Σάββατο 10 Μαρτίου 2012

Un jackpot de 600 millions pour Goldman Sachs

Un jackpot de 600 millions pour Goldman Sachs

LinSelon une enquête, l'opération organisée en 2001 par Goldman Sachs pour que la Grèce puisse réduire sa dette a rapporté la somme de 600 millions d'euros à la banque américaine.

Selon une enquête, l'opération organisée en 2001 par Goldman Sachs pour que la Grèce puisse réduire sa dette a rapporté la somme de 600 millions d'euros à la banque américaine.AFP

L'opération organisée en 2001 par Goldman Sachs pour permettre à la Grèce deréduire sa dette a rapporté la somme de 600 millions d'euros à la banque américaine. Telles sont les conclusions d'une enquête de deux journalistes de l'agence Bloomberg, Nick Dunbar et Elisa Martinuzzi.

Pour la première fois, deux des principaux protagonistes, Christoforos Sardelis, patron du bureau de gestion de la dette à Athènes entre 1999 et 2004, et Spyros Papanicolaou, son successeur jusqu'en 2010, évoquent publiquement la transaction qui a permis à la Grèce de cacher l'ampleur de son endettement.

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La transaction consistait à échanger la dette grecque, libellée en dollars et en yens, en euros en utilisant un taux de change fictif permettant de réduire l'endettement de 2 %, affirment les anciens officiels hellènes. Mais, comme le reconnaît Sardelis, ses services n'étaient pas équipés pour comprendre la complexité du contrat signé avec Goldman Sachs en juin 2001. Et imaginer qu'en quatre ans, via un produit dérivé destiné à dissimuler ce prêt, la dette ainsi contractée par la Grèce auprès de Goldman Sachs allait bondir de 2,8 milliards à 5,1 milliards d'euros.

LE 11 SEPTEMBRE 2001

Au moment de la signature, reconnaît Sardelis, le swap lui était apparu profitable pour son pays comme pour la banque d'affaires. A l'écouter, deux événements ont fait exploser le coût de l'opération pour la Grèce. Tout d'abord la chute du marché obligataire après les attentats du 11 septembre 2001 qui, en raison de la formule imposée par Goldman Sachs, a pesé sur les remboursements. Ensuite, le choix par la banque, en 2002, d'un nouvel indice assis sur l'inflation dans la zone euro s'est avéré dévastateur.

Autre révélation, Addy Loudiadis, la banquière de Goldman Sachs en charge de ce dossier, s'était imposée non pas en raison de ses origines grecques, mais parce qu'elle avait alerté Athènes du danger d'un contrat similaire offert par un rival en 1999 !

"Les swaps étaient l'une des techniques utilisées par bon nombre de gouvernements européens pour respecter les critères du traité de Maastricht", répond Goldman Sachs, qui affirme que l'impact combiné de ce swap a été limité à une baisse de 1,6 point de la dette publique grecque, celle-ci passant de 105,3 % à 103,7 % du produit intérieur brut (PIB).

"Pour la première fois, des officiels grecs impliqués dans le swap de Goldman ont évoqué le coût de cette transaction. Goldman n'a jamais contesté les chiffres avancés par son client", nous explique M. Dunbar. En 2003, il avait révélé dans le mensuel britannique Risk Magazine le rôle joué par Goldman dans le maquillage des comptes de la Grèce.
http://www.lemonde.fr

Marc Roche (à Londres)Article paru dans l'édition du 10.03.12

Τρίτη 6 Μαρτίου 2012

George Dalaras (chanteur) est d'accord avec les banquiers ... et les gens ont montré leur amour de la


George Dalaras (Sänger) stimmt mit den Bankern ... und die Leutezeigten ihre Liebe zu ihm
George Dalaras (cantante) está de acuerdo con los banqueros ... y el pueblo demostró su amor a él
George Dalaras (singer) agrees with the bankers ... and the people showed their love to him

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Κυριακή 4 Μαρτίου 2012

Greek police terrifying the "first aid" doctors. translate it







---please translate in any language you can. When such crimes will happen again, we 'll inform all foreign media
---s'il vous plaît traduire en toute langue vous le pouvez. Lorsque de tels crimes ne se reproduise, nous allons informer tous les médias étrangers
---por favor traducir en cualquier idioma que pueda. Cuando estos crímenes vuelva a ocurrir, vamos a informar a todos los medios de comunicación extranjeros
---bitte übersetzen in jeder Sprache möglich. Wenn solche Verbrechen wird wieder passieren, wir informieren alle ausländischen Medien
--- الرجاء ترجمة في أي لغة ما يمكن. عندما مثل هذه الجرائم لن تتكرر مرة أخرى، وسنقوم بإبلاغ جميع وسائل الاعلام الاجنبية

FRANCAIS
FRANCAIS
"""""je suis médecin des médecins bénévoles
nous sommes arrivés pour aider les gens. Alors que nous avons donné les premiers secours , je suis sorti et je avec un mégaphone, j'ai demandé une arrivée d'eau
et la police de partir , nous avons des gens ici
-----
avec de l'oxygène et nous donnont les premiers soins et notre travaille est d'accepter les asphyxiés à l'intérieur de notre clinique
de terrain je suis un médecin et je me doit de prendre en charge les blessés ce qui viennent ici;
Les gens quelque soit les événements qui viennent;
Blessures respiratoires traumatisme cranien blessures simples et divers
-----
on a dû utiliser les extincteurs, car, le toit de la chirurgie etait en feu , quand il y avait
les patients dedans
Nous sommes sortis en criant que nous sommes les premiers secours et premiers soins et que nous sommes des médecins partez d'ici
Néanmoins, nous avons écouté, et la police a refusé catégoriquement et a bloqué les entrées à la programmation multi
asphyxiants afin de restions à l'intérieur à l'intérieur prisonier

---
faut pas oublier que la Grèce est un membre des Conventions de Genève et a
parties à ces circonstances et ne sont pas parties à ces conditions et non pas seulement en temps de guerre
mais aussi à des luttes internes
et de laisser aller de quelqu'un qui connaît le droit international pour donner à notre droite, à parler et à informer les personnes
-
et de nous donner raison au sujet des crimes qui sont devenus aujourd'hui sur la place Syntagma
des produits chimiques ont été lancés à deux reprises d'abord pris au piège nous avons ont été incapables en raison du manque de moyens de la visibilité de la panique
de pouvoir fournir les premiers secours
La limite a été atteinte à ce moment la et malgré les appels continus qui ont été clair
et ils ont continué les attaques et a continué à marteler le poste de premiers soins""""

ENGLISH

""""I'm a doctor, volunteer doctors
we got to help people. While we have given first aid, I went out and I with a megaphone, I asked a water
and the police to leave, we have people here
- with oxygen and give first aid and our work is to accept the asphyxiated inside our clinic
field I am a doctor and I must take charge of the wounded that come here;
People regardless of the events that come;
Respiratory injury head trauma injury and various simple
--we had to use fire extinguishers because the roof of the surgery was on fire, when there was
in patients
We went out and shouted that we are first aid and first aid and we are doctors leave here
Nevertheless,
--we listened, and the police refused categorically and blocked the entrances to programming multi
asphyxiating so that we remain within prisoner
Remember that Greece is a member of the Geneva Conventions and
parts of such circumstances and are not parties to these conditions and not just in wartime
but also to internal strife
and let go of someone who knows international law to give our right to speak and inform people
and give us reason about the crimes that have become today in Syntagma Square
--chemicals were launched twice initially trapped we were unable because of lack of visibility of the panic
can provide first aid
The limit has been reached at that time and despite the ongoing calls that were clear
and continued the attacks and continued to pound the first aid station"""



Παρασκευή 2 Μαρτίου 2012

Le déficit grec était bidonné ! Le Président de la Statistique grecque encourt la prison à vie


Ces chiffres auraient été aggravés à dessein afin de culpabiliser les Grecs jusqu’à ce qu’ils acceptent l’abaissement de leur niveau de vie, la ruine de leur économie et le dépeçage de leur patrimoine, le tout imposé par l’Union européenne et servilement relayé par leurs politiciens véreux. Il fallait pour cela que le déficit grec dépassât celui de l’Irlande et devînt ainsi un record dans la zone euro.

Malheur à celle qui a dit la vérité

C’est une employée de l’Elstat, l’institut statistique grec, Zoé Gorganta, qui a révélé l’affaire en septembre dernier, sans que rien ne soit porté à la connaissance du peuple grec littéralement martyrisé par la troïka UE-BCE-FMI. Malheur à celle par qui le scandale arrive : Zoé Gorganta a été immédiatement licenciée.

Une commission d’enquête parlementaire grecque

Le procureur d’Athèmes, Grigoris Peponis, a obtenu jeudi du parlement grec, la mise en place d’une commission parlementaire d’enquête concernant le niveau du déficit public hellénique en 2009. Georges Papandréou et de son ministre des Finances d’alors Georges Papakonstantinou semblent d’ores et déjà mouillés jusqu’au cou. La Commission d’enquête doit démontrer qu’ils auraient commandités le tripatouillage des chiffres.

L’Elstat imposée par l’UE

Si la responsabilité des ministres grecs est flagrante, celle des institutions européennes l’est tout autant : L’Elstat a été fondée en août 2010 sur le modèle des autres instituts statistiques européens.

La Commission européenne avait alors imposé que l’institut grec soit indépendant du pouvoir politique afin que ne se reproduise pas les « trucages » de comptes qui avaient permis entre 2000 et 2004 au pays d’entrer sans difficultés dans la zone euro. Ce serait très drôle si ce n’était pas si tragique.

Atteinte à la sûreté de l’État

La transmission de l’affaire au parlement a provisoirement évité au président de l’Elstat, Andreas Georgiou, d’être mis en examen pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », et de risquer une condamnation de prison à vie.

Pour sa défense, il tente de noyer le poisson dans un océan d’eau trouble : il a soumis au procureur un dossier de pas moins de 74.500 pages au prétexte d’expliquer le mode de calcul du déficit et a effectué mercredi une déposition de 110 pages.

Andreas Georgiou aurait insisté sur la surveillance européenne qui aurait alors entouré ses calculs, gage pour lui de leur justesse [1]. Il réfute toute pression gouvernementale et proclame son indépendance absolue. A Luxembourg, Eurostat proteste également de la régularité absolue des comptes grecs. Un ange passe sur Bruxelles.

Une raison de plus d’expulser la troïka UE-BCE-FMI

La commission parlementaire grecque devra donc faire la lumière sur un scandale susceptible de révéler la gigantesque entreprise de corruption qu’est devenue la « construction » européenne.

Si cette première victoire de la liberté est encourageante, il est à craindre que tout soit fait pour lui mettre des bâtons dans les roues et les médias français – champions de la désinformation – testent déjà leur manœuvre de dé crédibilisation sur le thème éculé de « théorie du complot ».

Il est désormais indéniable que la troïka n’a plus aucune crédibilité pour “contrôler” sur place les comptes grecs, comme il a été décidé mardi dernier.

A quand une commission d’enquête parlementaire en France ?

Au-delà du cas grec, il faudra également tirer toutes les conséquences de cette révélation : c’est bien sur la base de chiffres bidonnés que les finances françaises ont été ponctionnées par dizaines de milliards.

Dès la première aide, il avait été dit en séance de commission des finances que la Grèce ne remboursera pas, sans que cette juste prédiction ne soit contredite. C’est donc en toute connaissance de cause qu’ont été détournés des milliards appartenant aux Français pour le compte des usuriers de la Grèce, dans une gigantesque manipulation.

En attendant que toute la lumière soit faite et que soient jugés et condamnés ceux qui auraient triché pour asservir les peuples et servir la troïka, il devient évident que la manipulation de la crise visait à mettre en place le fameux « Nouvel Ordre Mondial » où les banquiers mettraient en faillite les états pour installer une dictature en Eurozone, puis en Europe, puis ailleurs

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-deficit-grec-etait-bidonne-10658.html

Δευτέρα 27 Φεβρουαρίου 2012

La justice grecque gèle les avoirs d'un homme d'affaires sous le coup d'une enquête

LEMONDE.FR avec AFP | 24.02.12 | 14h08
Les partenaires de la Grèce mentionnent souvent que la collecte des impôts et l'organisation de l'administration fiscale souffrent de graves manquements.
Les partenaires de la Grèce mentionnent souvent que la collecte des impôts et l'organisation de l'administration fiscale souffrent de graves manquements. AFP/LOUISA GOULIAMAKI

Selon des informations diffusées par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, les autorités suisses ont bloqué trois comptes bancaires d'un homme d'affaires grec, ancien patron de la banque privée Proton. A l'initiative du parquet d'Athènes, 158 millions d'euros déposés sur trois comptes ouverts par un gestionnaire de fonds pour l'homme d'affaires Lavrentis Lavrédiadis ont été gelés, écrit le journal, selon qui la Grèce veut en faire "un exemple".
Interrogée sur le sujet, une porte-parole adjointe au département fédéral de la justice et de la police suisse, Ingrid Ryser, a répondu "nous ne commentons par principe aucune mesure provisionnelle dans le cadre d'une procédure pénale".


La petite banque privée Proton a été renflouée par l'Etat grec en octobre dernier. Elle fait aussi l'objet depuis janvier 2011 d'une enquête judiciaire. M. Lavrédiadis, homme d'affaires connu, est personnellement visé par des soupçons d'abus de bien social. Selon le Süddeutsche Zeitung, ses associés et lui-même auraient mis à l'abri quelque 700 millions d'euros à l'étranger ces dernières années.

Les partenaires de la Grèce, qui viennent de décider d'accorder au pays une nouvelle aide de plusieurs dizaines de milliards d'euros, mentionnent souvent que la collecte des impôts et l'organisation de l'administration fiscale souffrent de graves manquements. Ils en font une des priorités dans les réformes à mettre en œuvre par Athènes.

OUVERTURE DU PLAN D'ÉCHANGE D'OBLIGATIONS GRECQUES

Le premier ministre grec, Lucas Papadémos, devait à ce titre présider vendredi en fin de matinée une réunion du conseil de ministres sur le lancement officiel de l'opération d'effacement de 107 milliards d'euros de la dette du pays. Cette réunion a été décidée au lendemain de l'adoption au Parlement d'une loi qui fixe les modalités de cette opération inédite dans l'histoire financière.

Ce plan d'échange des obligations détenues par les créanciers privés de la Grèce (banques, sociétés d'assurance ou fonds d'investissement) permettra d'alléger la dette souveraine du pays de 107 milliards d'euros au prix d'une décote sur la valeur nominale des titres de 53,5 % et de pertes réelles pour les banques détentrices des titres supérieures à 70 % de leur mise initiale. L'ensemble de la dette grecque détenue par des créanciers privés et publics représente 350 milliards d'euros.

La Grèce est entrée dans une course contre la montre afin d'éviter la faillite au 20 mars, date à laquelle le pays doit rembourser 14,5 milliards d'euros. Le lancement de l'offre d'échange devrait intervenir vendredi et les candidats volontaires pour l'échange de dette auront jusqu'au 9 mars pour se faire connaître.

Cette restructuration de dette constitue l'une des deux composantes du plan de sauvetage record de la Grèce, la seconde étant un prêt de 130 milliards d'euros sur trois ans qui vient s'ajouter à celui de 110 milliards d'euros accordé par la zone euro et le FMI en 2010 et dont une partie a été déjà versée.
http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/02/24/la-justice-grecque-gele-les-avoirs-d-un-homme-d-affaires-sous-le-coup-d-une-enquete_1647986_1581613.html

Πέμπτη 23 Φεβρουαρίου 2012

L’union sacrifie la Grèce, mais aussi son idéal

DOMINIQUE BERNS
mercredi 22 février 2012, 07:29
Un plan qui vise à réduire la dette publique grecque à 120 % du PIB d’ici à… huit ans n’est pas crédible. Car ceux qui s’en félicitent aujourd’hui sont ceux qui répètent que ce niveau de dette n’est pas raisonnable pour l’Italie, une économie pourtant autrement plus solide.


Pire : à lire un « rapport confidentiel », cet objectif grec a toute chance de… ne pas être atteint. Car un rien suffit à faire dérailler toute cette belle construction. Un an de récession de plus, un délai de trois ans pour atteindre un objectif budgétaire très ambitieux (un déficit primaire, soit hors charges d’intérêt, de 4,5 % du PIB) et c’est raté : en 2020, la dette publique grecque pèserait encore 160 % du PIB, soit à peu près son niveau actuel.


Et ce, après dix ans d’une austérité féroce, aux terribles conséquences sociales.


Car une société duale se profile en Grèce, où les plus riches et une partie des professions libérales tirent, comme toujours, leur épingle du jeu, grâce à un système fiscal aussi inique qu’inefficace. Et où les plus fragiles, les pensionnés et les salariés paient rubis sur l’ongle le prix de l’austérité.


La Grèce doit se réformer. Mais elle a besoin de temps. Notamment pour mettre en œuvre un « réarmement fiscal » – se doter d’une législation démocratique, qui fasse contribuer chacun selon ses moyens au financement de l’État ; et d’une administration fiscale efficace.


La Grèce a également besoin de croissance. Et donc d’investissements productifs. Autrement dit : d’un plan Marshall, et non de prêts additionnels. L’Union a préféré, en mai 2010, une « stratégie du choc », qui a échoué. Le nouveau plan de sauvetage parie sur les mêmes recettes ; il ne résoudra rien et laissera la Grèce surendettée.


À moins que les Grecs ne décident de quitter l’euro.


Est-ce le souhait de certains, dans les pays « vertueux » du nord, qui rêvent d’amputer le membre « gangrené » en espérant pouvoir cautériser la plaie (et éviter la contagion aux autres pays fragiles) ?


Que ceux qui pensent que la zone euro se porterait mieux sans Athènes le disent. Et que les autres cessent de nous faire croire qu’on a sauvé la Grèce. Car ce « poker menteur », qui sacrifie la population grecque, dénature également l’idéal européen.

Τετάρτη 22 Φεβρουαρίου 2012

Olivier Berruyer – “Plan d’aide” à la Grèce : tout faux…


“Plan d’aide” à la Grèce : tout faux…

Ce matin : alléluia…
  • La zone euro accouche péniblement d’un accord pour sauver la Grèce de la faillite (Les Echos) “Les ministres des Finances de la zone euro ont donné leur feu vert au plan d’aides de 130 milliards d’euros accordé à la Grèce. “
  • Accord historique pour un nouveau plan de sauvetage (Nouvel Obs) “L’Europe a donné son feu vert au déblocage d’une aide publique de 130 milliards d’euros “
  • Accord de la zone euro sur un plan de sauvetage de la Grèce (Le Monde) “Les pays de la zone euro se sont mis d’accord, mardi 21 février au matin, sur un nouveau plan de sauvetage sans précédent de la Grèce de 237 milliards d’euros”
  • Grèce : un nouveau plan de rigueur contre une aide de 237 milliards (Le Parisien) [Première version du titre : L'UE trouve un accord inespéré pour sauver la Grèce...]
  • Un plan record de 237 milliards d’euros au secours de la Grèce (Libération)
  • Grèce : l’Europe finalise un plan à plus de 350 milliards (Le Figaro)
Alors : 130 Md€ ? 237 Md€ ? 350 Md€ ?
Démontons ce bourrage de crâne…

Rappel de la détention de la dette grecque

Nous avons longuement analysé la détention de la dette grecque dans ce billet.
Je vous propose un graphique remis à jour :
détention dette grecque grece
Ainsi, sur les 355 Md€ de dette grecque :
  • 155 Md€ sont détenus par le “secteur public international”, et ne sont pas décotés ;
  • 200 Md€ sont détenus par des investisseurs privés.
Les gouvernements Européens ont demandé (avec insistance…) au secteur privé de renoncer à 53,5 % de ses créances, en échange de nouvelles actions à long terme pour les 46,5 % restants, avec une part de garantie européenne. La dette est donc allégée de 107 Md€ (=53,5 % x 200). En fait, ces nouvelles obligations ayant un taux faible, cela revient au final à une perte d’environ 70 % pour les créanciers privés.
Pour le coup, c’est un vrai ballon d’oxygène pour la Grèce.
Enfin, cela le saurait s’il s’était agi d’un plan “d’aide”…

En vrai…

En fait, on voit que 80 Md€ sont portés par le secteur public grec et par les banques grecques. Une telle perte les mettant immédiatement à terre, l’Europe va donc prêter environ 50 Md€ à la Grèce pour qu’elle les recapitalise – donc on remplace 43 Md€ de dette annulée par… 43 Md€ de nouvelle dette – merci pour elle ! Il n’y a plus que 64 Md€ d’économie et non 107 Md€ (ce qui est déjà bien…)
Mais ce n’est pas fini. Ceci n’est vrai que dans l’hypothèse où tous les acteurs acceptent de procéder à l’échange – et donc acceptent la perte.
Or, une bonne partie des fonds d’investissement ne le veut pas – d’autant qu’ils ont acheté volontairement de la dette décotée pour refuser l’échange et empocher un remboursement intégral. Sans clause d’action collective (qui les forcerait à accepter) disons que deux tiers refuseront, ce qui fait 24 Md€ d’économies en moins.
L’opération n’est donc au final que de -40 Md€ pour la Grèce. Très bien, mais bien loin des besoins réels de ce pays en perdition…
Pour arriver à ceci, nous, contribuables européens, avons déjà procédé à un plan d’aide de 110 Md€ en 2010, prêtons donc 43 Md€ à court terme et nous nous sommes engagés à prêter encore 87 Md€ dans les 3 ans qui viennent (87 + 43 = 130 Md€ dont on parle), pour que la Grèce puisse rembourser ses prochaines échéances.
Au final :
  • le contribuable public aura soutenu la Grèce de 130 + 110 = 240 Md€ MAIS ce n’est AUCUNEMENT une “aide”, ce sont des prêts que la Grèce devra rembourser à l’UE, et qu’elle utilisera pour rembourser les créanciers privés (NB. quand on rajoute les 110 Md€ du secteur privé, on arrive aux 350 Md€ du Figaro…);
  • les investisseurs privés auront perdu dans les 40 Md€, mais bénéficient d’une garantie publique hors bilan sur le solde.
Ainsi, tous ces sommets n’auront eu qu’un but : remplacer les créanciers privés de la Grèce par des créanciers publics, pour que les premiers supportent un minimum de pertes. Et que, in fine, ce soit le contribuable qui supporte les pertes.
D’ailleurs, si nous avions vraiment ”aidé” et “sauvé” la Grèce dans ces proportions, ne pensez-vous pas qu’Angela Merkel serait fêtée partout à Athènes ?
Cette opération se voit clairement dans ces estimations :
détention dette grecque grece 2014
détention dette grecque grece 2014
Sauf qu’en l’espèce, cela risque fortement d’être le créancier obligataire des pays de l’Union Européenne qui les supporte – le contribuable européen ne pouvant financer toutes les dettes des pays de l’UE…
En effet, la Grèce ne pourra pas rembourser, s’enfonçant dans la dépression, comme nous allons le voir…

Τρίτη 21 Φεβρουαρίου 2012

Vu de Grèce : La Grèce en lutte de 2012 comme l’Espagne de 1936 pour les peuples d’Europe !

Publié le21/02/2012 0

Le cours de l’histoire s’accélère et les événements cataclysmiques des derniers jours en Grèce doivent désormais convaincre même les plus hésitants : La Grèce tend à devenir aujourd’hui pour cette Europe de 2012 ce qu’a été l’Espagne pour l’Europe de 1936 ! Cette constatation apparemment osée n’est pas le fait de quelques romantiques. Non, c’est le fait de nos gouvernants car ceux qui nous l’assènent à longueur de journée depuis bientôt deux ans, ce sont ceux d’en haut, les Merkel et Sarkozy, le FMI et les banquiers, la réaction néolibérale par delà les frontières nationales, ceux qui ont choisi de transformer la Grèce en laboratoire de leurs politiques inhumaines et les grecs en cobayes de leur thérapie de choc.

Il est plus que temps que nous, ceux et celles d’en bas de toute l’Europe, prenons à la lettre ce que nous disent nos Merkozy et leur Troika, et que nous agissons enfin en conséquence. Acceptons le défi et répondons leur que désormais, sans tarder, la Grèce va devenir un cas/test pour nous aussi, pour le mouvement des travailleurs, pour les mouvements sociaux et féministes, pour les peuples et les exploités de toute l’Europe ! Oui, faisons leur comprendre que Oui, nous sommes tous des grecs car, nous sommes pleinement conscients que le combat du peuple grec est plus que jamais notre combat. Que s’ils arrivent à briser les résistances et à soumettre le peuple grec, après ce sera notre tour, le tour de tous les autres peuples européens, l’un après l’autre, de passer à la trappe…
Peut être vous vous souvenez qu’au tout début ils nous racontaient des balivernes du genre « c’est un cas unique et spécifiquement grec dû au fait que ces grecs sont des fainéants, rompus à la corruption et au mensonge » Cependant depuis lors, on a appris que le trou noir de la dette n’est pas spécifiquement grec, qu’il n’est pas dû à la prétendue…hypertrophie de l’Etat grec, car il est aussi bien américain que français, italien que japonais. En somme, qu’il est typiquement capitaliste et sa crise tout simplement…systémique.
Mais, attention aux phrases toutes faites et aux clichés parce qu’ils sont inopérants pour décrire l’actuelle réalité grecque. Peut-on encore parler d’austérité même draconienne quand les salaires et les pensions baissent en Grèce de 40, 50 ou même de 60% ? Quand le pouvoir d’achat de l’écrasante majorité de la population est déjà amputé de 50, 60, ou même de 70% et plus ? Quand la classe moyenne de ce pays est ruinée et en voie de paupérisation galopante ? Quand les nouveaux salariés ne touchent plus que 417 euros et les nouveaux pensionnés 320 euros ? Est-ce de la simple « rigueur » quand un sur deux jeunes grecs est chômeur et le chômage atteint désormais 25% ? Comment peut-on parler des simples… « sacrifices passagers » quand la malnutrition fait des ravages parmi les petits élèves de l’école primaire, et la faim pointe le nez dans les quartiers même petit bourgeois des villes grecques ? Et comment peut-on prétendre que tout ca c’est « nécessaire pour mettre de l’ordre dans les finances » de la Grèce quand les bourreaux eux-mêmes admettent cyniquement que leurs politiques imposées de force à la Grèce ont échouées, ne font qu’enfoncer ce pays toujours plus profondément dans une récession monstrueuse et que la dette grecque ne pourra jamais être remboursée ? Alors, simple sadisme de la tristement célèbre Troïka ou plutôt guerre ouverte et déclarée du capital contre le monde du travail ? La réalité quotidienne nous oblige à l’admettre : Oui, nous en Grèce nous assistons à une véritable guerre de ceux d’en haut contre ceux d’en bas, des très riches contre tous les autres. Et en même temps, ne l’oublions pas car c’est très grave, nous assistons à la résurrection du pire néocolonialisme quand nous voyons la Grèce humiliée et dépourvue de pratiquement toute souveraineté nationale, traitée pas ses prétendus… partenaires européens comme une véritable colonie, un protectorat sous tutelle, dirigée sur place par un quelconque Gauleiter de Madame Merkel et de Monsieur Schaeuble…
Et les grecs eux-mêmes, que font-ils ? Attention, ne croyez pas ce qu’on vous raconte des grecs. Vos medias sont comme les nôtres : la réalité qu’ils nous décrivent est totalement irréelle. Nous parlant de la Grèce actuelle, ils insistent sur le fait qu’il y a à Athènes un gouvernement d’Union Nationale appuyé par les quatre cinquièmes des représentants du peuple grec. Donc, si on les croyait on arriverait à la conclusion que les grecs sont plutôt maso et adorent être maltraités…
Evidemment, la réalité est toute autre. Une douzaine de grèves générales en moins de deux ans, d’innombrables luttes et grèves très dures dans tout le pays, un climat presque insurrectionnel depuis des mois, un mouvement des Indignés -les Aganaktismeni grecs- qui a balayé toute la Grèce pendant 3 mois, des affrontements très violents avec les forces de répression déchaînées, des ministres et des députés qui n’osent plus sortir de chez eux depuis 10 mois car ils sont hués ou même tabassés par les passants, un parlement assiégé de plus en plus fréquemment par des centaines des milliers de manifestants qui tôt ou tard vont le prendre d’assaut,… voila un bref aperçu de ce qu’est devenue la routine presque quotidienne en Grèce depuis de longs mois.
Mais tout ca ne représente que des secousses prémonitoires du très grand séisme social qui est en train de se préparer. En effet, un coup d’œil plus attentif suffirait pour qu’on découvre que la colère populaire bat actuellement des records historiques, que le pays est comme un volcan social prêt à exploser. D’ailleurs, les sondages qui se multiplient sont tous éloquents. L’appui populaire à ce gouvernement dit d’Union Nationale ne dépasse plus le 8% tandis que l’ensemble des partis à la gauche du PASOK social-démocrate font un score dépassant désormais les 50% ! Tout change à une vitesse hallucinante et le paysage politique grec subit un véritable chambardement sans précédent parce que des pans entiers de cette société sont à la recherche des solutions radicales à la crise et à leur paupérisation galopante. Vous voulez un exemple qui illustre parfaitement cette situation tout à fait exceptionnelle, qui ressemble de plus en plus avec ce qui se passait dans un certain entre deux guerres dans notre continent ? Le PASOK qui, il y a deux ans, a fait un triomphe gagnant les élections avec le score-record de 45%, obtient maintenant, selon tous les sondages, moins de 10% tandis qu’un groupuscule de tueurs néonazis atteint depuis peu les 3% ! Oui, la société grecque est déjà en train d’expérimenter sa propre République de Weimar…

Alors, que faire ? La première chose c’est de crier haut et fort que les grecs ne doivent pas payer cette dette qui les étrangle et qui n’est pas la leur. Qu’on doit suspendre tout de suite son paiement. Pourquoi faire ? Pour faire ce que nous oblige de faire le droit international, l’ONU, nombre de conventions internationales signées d’ailleurs par nos gouvernements : Pour investir les sommes astronomiques consacrées maintenant au service de cette dette, à la satisfaction des besoins élémentaires de la société grecque, à la santé, l’éducation, les infrastructures, les services publics, les chômeurs, les gosses affamés, les familles monoparentales, les malades et les infirmes, les femmes qui sont maintenant contraintes d’assumer gratis et en famille toutes ces taches assumées par les services publics avant leur démantèlement et leur privatisation.
Pour combien de temps ? Pour le temps qu’il faudra pour réaliser un audit citoyen de la dette afin d’identifier sa part illégitime qu’il faudra annuler et ne pas payer. Et tout ca en refusant obstinément de tomber dans le piège des chantages de nos bourreaux qui nous répètent à longueur de journée qu’une telle politique radicale mène automatiquement le pays à la sortie de l’euro et de l’Union Européenne, à un repli national obligatoire…
Non, non et non. Nous refusons de payer cette dette et en même temps nous restons dans la zone euro. Et la raison principale est simple : parce que nous voulons nous battre avec vous, tous ensembles, la main dans la main avec tous les peuples et tous les travailleurs de ce continent, pour foutre en l’air cette Europe du capital, des Merkel et des Sarkozy. Parce que nous voulons créer et amplifier ce qu’on appelle la « crise systémique » de cette Union Européenne antidémocratique et antisociale des riches. Oui, il n’y a désormais qu’une seule perspective, la seule réaliste et faisable, celle du combat commun de ceux d’en bas partout en Europe. Camarades, c’est maintenant plus que jamais que l’union fait la force. Unissons-nous car tous ensembles nous pouvons toujours changer ce monde qui est en train de pourrir. Avant qu’il ne soit pas trop tard… Et rappelez-vous : Si ce n’est pas nous, alors qui ? Si ce n’est pas maintenant, alors quand ?…
Sonia Mitralias
Illustrations MediaBeNews http://mediabenews.wordpress.com/2012/02/21/vu-de-grece-la-grece-en-lutte-de-2012-comme-lespagne-de-1936-pour-les-peuples-deurope/

Δευτέρα 20 Φεβρουαρίου 2012

greece is dying - Ulysses´Gaze -Theodoros Angelopoulos






Th.Vengos .. Excerpt from the film of Theo Angelopoulos' UlyssesGaze ".
(
greece is dying. People are dying . We did our circle. I don't know how many thousands of years between stones and broken statues ... and we 're diyng.)

Θ.Βέγγος .. Απόσπασμα απο την ταινία του Θ. Αγγελόπουλου "Το βλέμμα του Οδυσσέα".( Η Ελλάδα πεθαίνει.Πεθαίνουμε σα Λαός.Κάναμε το κύκλο μας.Δεν ξέρω πόσες χιλιάδες χρόνια ανάμεσα σε σπασμενες πέτρες και αγάλματα...Και πεθαίνουμε.)